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L’homme semence – Violette Ailhaud –

21 septembre 2013

C’est une histoire, petite histoire qui a toute sa place dans la grande Histoire, celle avec la grande Hache. Celle qui massacre, violente, tue, ratiboise, exécute, sème le désert au nom de la Patrie, de la Rébublique, du roi ou de n’importe quoi ou n’importe qui.

ventre de cendre / feutre sur un post-it...

ventre de cendre / feutre sur un post-it…

C’est une histoire, une histoire de femmes, une histoire de semence, une histoire de ventres, une rencontre, une histoire d’amour.

C’est une histoire singulière.

L’histoire de Violette Ailhaud.

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Il y a quelques années, en 2009, Maryse Mazzani, une conteuse de l’association Contes d’Ici et d’Ailleurs à laquelle j’appartiens, avait participé à la première mise en scène du même texte avec la Cie Hors Champ et Didier Kowarsky (conteur déjanté mais pas seulement, et formateur extraordinaire). C’était très beau.

Juste avant cela, j’avais lu ce livre dont elle nous parlait tant.

A la radio, j’avais entendu un reportage. La même histoire, ou presque, se reproduisait dans un des pays de l’ex-URSS. Une ville entière désertée par tous les hommes. Pas pour les mêmes raisons que le village de Violette. Mais une raison à l’échelle de la connerie humaine. Et les femmes prenaient, comme Violette et ses compagnes, leur destin en main.

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Des histoires comme celle de Violette, il y en a eu des semblables ici ou là, pas seulement en Provence.

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J’avais acheté un certain nombre d’exemplaires de « l’homme semence » pour le donner en partage à des femmes autour de moi, des femmes que j’aimais et que j’aime toujours.

Depuis, ce petit livre fait sa route. Il a été adapté de diverses manières. Et le sera encore certainement.

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un clic sur la couverture pour le lien vers l’éditeur

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Samedi, il y avait une soirée conte intimiste dans une toute petite salle, soirée organisée par une autre association de conteuses amateures du coin de par chez nous, l’association En Faim de Contes.

Agnès Dumouchel, belle conteuse d’entre les conteuses et formatrice tout aussi formidable, prêtait sa voix et sa présence au texte de Violette, à chacun des mots de Violette.

Texte superbe mais je le savais déjà, interprétation différente, d’une justesse toute simple, d’une simplicité très juste…

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6 commentaires leave one →
  1. 22 septembre 2013 10:44

    Ah conter, un art difficile qui se perd. Cela nécessite un certain talent.
    Un gros travail sur la voix, pour en faire une vraie présence.
    Mais quel plaisir dans le fait de capter un auditoire.
    Je pratique essentiellement la lecture d’albums, plus rarement le  » contage « .
    Mais voir dans le regard de mes petits auditeurs, leur pensée, en alerte, suivre l’action dans le flot des mots, trop beau!

    • 22 septembre 2013 21:45

      Je connais ce plaisir de la lecture d’album, plaisir immense. J’ai une grande pratique de la maternelle au CM2. Je suis aussi conteuse et je me régale, que cela soit avec des enfants ou avec des adultes. J’aime aussi lire ou dire de la poésie et voir les oreilles qui s’ouvrent devant cette musique des mots et des sons que je ne leur demande pas d’apprendre, ni de copier, ni d’illustrer… simplement d’écouter…
      Mercredi, je serai en journée de formation perso à Alès, avec des enseignants, bibliothécaires, conteurs, etc. sous la houlette de Suzy Platiel, ethno-linguiste… Elle est passionnante. Je raconterai tout ça au retour.

  2. 24 septembre 2013 17:45

    A lire ce billet, je ne comprends pas bien de quoi peut parler ce livre. Il faut l’acheter, je présume?

    • 24 septembre 2013 22:22

      1852, les soldats de Napoléon III vide le village de Violette de tous ses hommes. Elle a 16 ans et celui qu’elle aime part et il est abattu très rapidement par les soldats, il avait essayé de s’enfuir. Les autres seront déportés pour insoumission au nouvel empereur. La vie sans homme s’installe au village. Les filles, jeunes femmes font le serment que si un homme vient, elles se le partageront pour permettre à la vie d’avancer. Un jour, au bout de 2 ans, un homme arrive.
      C’est l’histoire vécue et racontée par Violette.

      Après, si tu veux l’acheter et le lire, tu peux ! Personnellement, je te le conseille vivement 🙂 !

  3. 29 septembre 2013 08:45

    La continuité. Je souffre toujours de ne voir sur les monuments aux morts que des noms d’hommes combattants et pas de ces femmes restées à la ferme seules, ou aux commerces et qui en sont mortes. Ces femmes qui étaient la sauvegarde, l’économie, qui ont tout fait pour que perdure la vie. Qui ont subit parfois l’innommable mais sont restées debout. Semence pour être leurs prénoms. Elles ont semé tant de choses.

    • 29 septembre 2013 20:54

      Je te rejoins, elles devraient avoir leurs monuments !!
      Il y a quand même quelques monuments en France qui ne sont pas à la gloire des soldats mais à leur mémoires à travers les enfants, comme à Gentioux en Creuse où un écolier montre la liste des noms et l’inscription « Maudite soit la guerre ». Il y en a d’autres à la mémoire des enfants morts, d’autres avec des femmes qui pleurent… mais à la mémoire ou à la gloire des femmes, je n’en ai jamais vus…

À vous ! Un mot ou deux, trois ou quatre et même plus... !

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