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César doit mourir

10 novembre 2012

Petit passage par ici, petite pause…

Un film à voir, grandiose d’humanité…
Bon, d’accord, la vie derrière les barreaux me questionne pas mal ces derniers temps.
Faut dire que…
… derrière les barreaux, il y a des gens, des vrais, des gens « aimables ». Quelles que soient les raisons de leur présence en prison. On se rend compte que la barrière entre dedans et dehors est parfois infiniment étroite. Basculer ? cela peut arriver à chacun des gens du dehors, à moi, à vous, à d’autres encore. Certains sont là parce qu’ils sont des criminels. C’est vrai. Et pourtant chacun d’eux a sa part « aimable ». J’en suis intimement persuadée.

Bref,
l’autre jour, nous sommes allés voir « César doit mourir ». Film tourné par les frères Taviani.
Le décor, Rebibbia, prison de haute sécurité de Rome, ses couloirs, ses cellules, ses cours de promenade, son théâtre.
Les acteurs, des détenus qui purgent de longues peines pour des crimes le plus souvent liés à la mafia. L’histoire, les répétitions de la pièce « Jules César » de Shakespeare montée dans le cadre de l’atelier théâtre.
Un film qui parle des humains. Des gens comme vous et moi, ou presque. Où se situe la frontière ?

 

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4 commentaires leave one →
  1. snake0644 permalink
    10 novembre 2012 19:06

    Tu quoque Brutus ? Au moins, ils ont de véritables distractions, très valorisantes.

    • 11 novembre 2012 20:47

      Si tu as l’occasion, n’hésite pas à aller voir ce film. Ils ne sont pas dans la distraction simple, mais dans une véritable création. Il y en a un qui une fois revenu dans sa cellule après la représentation dit : « Depuis que j’ai connu l’art, cette cellule est devenu une prison. » C’est un condamné à perpet.

  2. 11 novembre 2012 21:34

    Bonsoir, arrivée ici au hasard de clics, j’ai lu le billet . Je n’ai pas vu le film évoqué, mais je pense que je vais me le procurer. Sinon, pour avoir travaillé en détention, je confirme tes pensées. C’est un monde à part, mais un monde où en fait, tu peux y trouver ton voisin de palier, et les personnes que tu rencontres , pour peu que tu te donnes la peine d’échanger un peu avec eux, de manière vraie, sont aussi riches humainement qu’ils peuvent être filous dans la vie. sourires. La question est de se mettre dans la tête de quelqu’un qui s’y trouve, avec une vie à organiser, à réorganiser, avec les moyens du bords (bien maigres souvent, car il y a aussi beaucoup d’indigents en prison, et le cantinage coute assez cher), avec des relations familiales à aménager aussi, à garder. Il faut garder le sourire malgré tout, et avancer, toujours, avec les contraintes posées.
    J’ai travaillé deux ans, et je peux te dire que je ne me suis jamais fait au claquement des portes. Sursaut. à chaque fois.
    Bonne soirée

    • 12 novembre 2012 21:54

      Merci de ton passage. Tu as entièrement raison. On peut y rencontrer le voisin ou s’y retrouver soi-même alors qu’a priori, on n’est pas délinquant.
      Si tu as l’occasion de voir le film, franchement n’hésite pas !

À vous ! Un mot ou deux, trois ou quatre et même plus... !

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