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Voir le Havre, absolument !

6 février 2012


Une merveille de simplicité, d’économie de mots, de gestes…. Juste le mot, le regard qu’il faut, pas plus, pas moins.

Ce qui m’est venu à l’esprit en le voyant, sur certaines scènes particulièrement : des enfants qui jouent « et toi, tu serais… et tu dirais… et tu te lèverais et elle, elle dirait et elle ferait…Et moi alors, je dirais…

Et ça fonctionne tout le long et ça embarque et ça transporte…

Hors du temps, époques mêlées. C’est actuel et pourtant… c’était déjà avant, relents de gestapo, d’années 60… Hors des repères habituels d’espaces partagés du monde, l’accent n’est pas là où on l’attend.

Des images superbes photographiquement, les plans, la lumière, les décors, les couleurs….

Des acteurs… vrais, simples.

Un récit de gens ordinaires qui se ressèrent autour d’un enfant, d’un homme qui aide cet enfant.

Et puis, moi, je me suis attachée à Arletty, femme qui s’absente des lieux et du temps du récit et qui pourtant est là, toujours là.

Marx ? Carpe diem. Il cire, il trinque, il aime, il dit « je suis là » à l’enfant échappé du container. Tout ça tranquillement… au fur et à mesure des instants. Carpe diem.

Idrissa, Yvette, Jean-Pierre, Claire, le commissaire Monet…

et le tableau sur le mur du salon ? Vous l’avez vu dites, vous l’avez vu ? Et la fenêtre ouverte sur l’autre mur ? Et la vignette auto « 80 » ? Et little Bob ?

Et… vous l’avez lu la nouvelle de Kafka dans laquelle les fous n’ont pas sommeil ?
Moi non.
Pas encore.

Et pour  les gens du coin de vers chez moi,

Les prochaines séances de Cinazur auront lieu
le lundi 13 février de 10h à 13h  et le mardi 14 février de 19h30 à 22h30

Au cinéma Le Mercury 16, Place Garibaldi 06000 Nice

Le film choisi est « Le Havre »du réalisateur finlandais Aki Kaurismaki qui faisait partie de la sélection officielle du festival de Cannes

Marcel Marx, ex-écrivain et bohème renommé, s’est exilé volontairement dans la ville portuaire du Havre où son métier honorable mais non rémunérateur de cireur de chaussures lui donne le sentiment d’être plus proche du peuple en le servant. Il a fait le deuil de son ambition littéraire et mène une vie satisfaisante dans le triangle constitué par le bistrot du coin, son travail et sa femme Arletty, quand le destin met brusquement sur son chemin un enfant immigré originaire d’Afrique noire. 
Quand au même moment, Arletty tombe gravement malade et doit s’aliter, Marcel doit à nouveau combattre le mur froid de l’indifférence humaine avec pour seules armes, son optimisme inné et la solidarité têtue des habitants de son quartier. Il affronte la mécanique aveugle d’un Etat de droit occidental, représenté par l’étau de la police qui se resserre de plus en plus sur le jeune garçon réfugié.
Il est temps pour Marcel de cirer ses chaussures et de montrer les dents.

Et aussi demain,mardi 7 février  à 14h30 et  à 20h30  à Grasse, cinéma « le studio ».

 

——maj du mardi 7 février à 10h50—-
Je viens de revoir le film… pour la 2ème fois du pur bonheur ! Jouissif un fim comme celui-là !



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2 commentaires leave one →
  1. snake0644 permalink
    7 février 2012 13:45

    On a failli le voir, en plus quasiment tous mes neveux et nièces habitent au Havre.

    • 7 février 2012 23:03

      S’il repasse pas loin d’un endroit où tu passes aussi, fais le détour, change ton programme de la soirée…. film fabuleux !

À vous ! Un mot ou deux, trois ou quatre et même plus... !

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