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ça remue, ça dérange, ça déménage…

23 mai 2010

« Ça »,

c’est le texte d’Aglaja Veteranyi, « ‘Pourquoi l’enfant cuisait dans la polenta » .

(En suivant le lien , vous pourrez lire un extrait.)

Aglaya Veteranyi (1962-2002)

C’est à la fois le récit d’une vie de petite fille qui grandit,  qui a peur pour sa mère, qui préfère la douleur à la vie toute tracée, qui subit, qui change et a peur de changer, qui devient la mère de sa mère, qui n’a pas de maison mais toujours une cuisine pour la poule au pot ou la polenta, qui n’ose pas faire pipi dans les toilettes par peur des poules mortes, qui met un foulard bleu sur un tabouret pour pouvoir nager dans la mer et être chez elle partout…

Cette petite fille, c’est aussi un peu de nous.

« Ça »,

c’est le spectacle d’  Ilka Schönbein,  « Chair de ma chair » vu vendredi soir au théâtre de Grasse.

Et puis, c’est une comédienne Ilka, qui se fond dans ses marionnettes à moins que cela ne soit le contraire. Ou alors, elle est elle-même marionnette manipulée par ses personnages.
C’est aussi la présence de deux autres comédiennes qui permettent à la pièce d’être un peu plus légère, qui permettent de prendre un minimum de distance.

Et puis, il y a les voix. Voix murmurée d’Ilka en allemand, voix de sa partenaire, Nathalie Pagnac qui traduit et raconte d’une voix claire. Elle pose les jalons de la compréhension.

J’ai trouvé cette vidéo de présentation. Cela vous donnera une toute petite idée.


Quelques jours auparavant,

j’avais accompagné ma classe du moment au théâtre, voir « Faim de loup » joué par  Laurie Cannac dans une mise en scène d’Ilka Schönbein.
Même travail époustouflant de marionnettes et comédienne mêlées. Même émotion. Même fascination. Et toujours une voix, off celle-ci qui raconte et permet la distance.

Faim de loup

Au départ ? le Petit Chaperon Rouge, revisité par une jeune fille qui veut grandir et ose enfin s’affranchir de la voix de sa mère omniprésente (encore un truc mère / fille !)
Avec des scènes effrayantes, lumière rouge, pattes de loups et membres blancs de la jeune fille qui s’agitent sous la couette, ciseaux qui claquent dans la lumière rouge pour ouvrir le ventre du loup d’où sort en premier un bébé tout juste né, énorme, braillard ou rigolard qui découvre le monde. Avec des scènes drôles lorsque la grand-mère danse et boit un coup… avec des émotions différentes qui se télescopent en permanence.

Un lien vers une vidéo qui montre un peu… mais un peu seulement.

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