Coquelicots des bords de route
L’autre jour, j’ai acheté un rosier.
Sans doute parce ce que les coquelicots sur les bords de route me sont devenus violents.
Rouge profond,
début de saison.
Rouge lumière.
Au bout de la tige,
rouge libre.
Rouge révolution.
Éphémère ponctuation.
Rouge vie.
Rouge feu.
Rouge sang.
Au bord des lèvres
au bord des routes
larmes-fleurs en points de suspension.
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Le rosier ? c’est un rosier Jean Cocteau, “ bicolore inversé dans le ton ocré puissant, avec l’extérieur de la fleur plus foncé que l’intérieur”. Alors en bonne zappeuse du net, je plonge sur Cocteau, citations, images… Une des premières citations trouvées :L’horreur d’un accident qu’on découvre sur sa route provient de ce qu’il est de la vitesse immobile, un cri changé en silence (et non pas du silence après un cri).
Extrait du La Machine infernale
Y’a des trucs comme ça….
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Mes coquelicots passés en attendant ceux à venir …

Des mots sur des photos, le n°15 intégral…
Des mots sur des photos, le n°14
Chaussures rouges d’une fille-fleur
Le CALME à Cabris vous connaissez ?
Oui ? Non ?
Je vous fais un résumé et je transmets ici le S.O.S…
Le CALME à Cabris (dans le 06) est une clinique coopérative (sisisi, ça existe !) où travaille mon tendre et cher monsieur, bref, le CALME est dans de grosses difficultés. L’Agence Régionale de la Santé PACA accorde un prix de journée ridiculement bas qui ne permet pas de faire ce qu’il faut pour que la clinique continue de tourner.
Au CALME (Centre d’Action et de Libération des Malades Ethyliques), on soigne des malades alcooliques, venus d’un peu partout, pas seulement du coin, pas seulement de France, pour des cures de 4 semaines. Les autorités de tutelle disent, “ils sont géniaux là bas, quel boulot formidable, exemplaire” mais continue à leur filer des sous comme si c’était une maison de soins de suites, bref, sans le côté sevrage, médical, thérapeutique etc… La différence sonnante et trébuchante est énorme !
Si vous voulez aller voir de quoi il retourne sur le site de l’association qui s’est créée pour la défense du CALME de Cabris… Je vous mets aussi les liens vers leur page facebook et vers le site de la clinique elle-même.
Peut-être certains d’entre vous ont-ils vu fin mars le reportage concernant le CALME, une série d’émissions courtes avec récapitulatif en fin de semaine, . C’était sur Fr5, dans le magazine de la santé, rubrique “in vivo. Je ne pense pas qu’elles soient encore visibles sur le site de France 5
Bref, les liens :
Association de Soutien au CALME de Cabris
Plusieurs moyens pour les aider : signer la pétition en ligne, faire un don, écrire au Directeur de l’ARS – PACA
… et faire circuler le plus possible !!
Quelques bonnes raisons de le faire :
- clinique qui assure un vrai boulot reconnu comme “exemplaire” concernant les alcooliques
- clinique qui fonctionne en coopérative, loin du “tout profit”, loin de l’actionnariat
- mon monsieur y bosse, des copines et copains aussi, bref, pas envie qu’ils se retrouvent au chômage d’ici quelques mois !
Il était un petit navire…
pour les filles aussi.
- [...] Son visage était extrêmement paisible. Comment dire, cela m’a fait penser à la feuille d’un arbre qui tombe d’elle-même, à la fin de l’automne, un jour où il n’y a pas de vent.
1Q84 – livre 3 / Haruki Murakami à propos de la mort du père de Tengo

feutre noir sur papier / 14x20cm
Vie de femme, pas facile, fin de vie, douleur et maladie… et puis, tranquillement, les mots qui devaient être dits et entendus l’ont été. Les gestes et caresses qui apaisent ont été donnés à la peau fatiguée. Sur les rides chemins de larmes et sur les rides chemins de l’âge, la fille a mis la douceur et la tendresse. La mère peut naviguer.
Mains d’une fille qui caressent le visage de sa mère.
Comme les mains d’une mère avaient caressé le visage de sa fille.
Carpe diem !
nouveau chapitre

feutre noir sur papier / 14 x 20 cm
quand le pas se fait plus léger…
page 195, Jauffré raconte. Alexis écoute
L’enfant de la neige, Henri Gougaud
Albin Michel – nov. 2011
page 195, Jauffré raconte et Alexis écoute….
[...]Un pauvre homme, un mendiant, se réveille un matin sous le mur du palais royal où il avait osé dormir. Les gardes sont là, qui l’entourent, qui le remuent à coups de pied. Ils lui disent : “Debout, brigand !” l’autre répond : “Brigand ? Oh non, je suis de plus haute nature.” Les gardes s’étonnent. Ils s’exclament : “Que veux-tu dire ? Parle clair. Serais-tu par hasard un noble en visite chez les pouilleux ?”(Dans ce pays, parfois, les princes aimaient jouer aux gens de peu.) L’homme s’obstine. “Un peu plus haut. -Je vois, dit un sergent (il rit, sa panse tremble, il désigne aux autres le gueux), c’est Sa Majesté en personne ! N’est-il pas vrai ? – Un peu plus haut”, murmure l’autre, imperturbable. “Sacrilège ! disent les gardes. Au-dessus de Sa Majesté, il n’y a que Dieu. L’ignores-tu ? – Je suis un peu plus haut que Dieu. – Mais plus haut que Dieu, il n’y a rien !” Le mendiant, tranquille répond : “En vérité, je suis ce rien.”
Voir le Havre, absolument !

Une merveille de simplicité, d’économie de mots, de gestes…. Juste le mot, le regard qu’il faut, pas plus, pas moins.
Ce qui m’est venu à l’esprit en le voyant, sur certaines scènes particulièrement : des enfants qui jouent “et toi, tu serais… et tu dirais… et tu te lèverais et elle, elle dirait et elle ferait…Et moi alors, je dirais…
Et ça fonctionne tout le long et ça embarque et ça transporte…
Hors du temps, époques mêlées. C’est actuel et pourtant… c’était déjà avant, relents de gestapo, d’années 60… Hors des repères habituels d’espaces partagés du monde, l’accent n’est pas là où on l’attend.
Des images superbes photographiquement, les plans, la lumière, les décors, les couleurs….
Des acteurs… vrais, simples.
Un récit de gens ordinaires qui se ressèrent autour d’un enfant, d’un homme qui aide cet enfant.
Et puis, moi, je me suis attachée à Arletty, femme qui s’absente des lieux et du temps du récit et qui pourtant est là, toujours là.
Marx ? Carpe diem. Il cire, il trinque, il aime, il dit “je suis là” à l’enfant échappé du container. Tout ça tranquillement… au fur et à mesure des instants. Carpe diem.
Idrissa, Yvette, Jean-Pierre, Claire, le commissaire Monet…
et le tableau sur le mur du salon ? Vous l’avez vu dites, vous l’avez vu ? Et la fenêtre ouverte sur l’autre mur ? Et la vignette auto “80″ ? Et little Bob ?
Et… vous l’avez lu la nouvelle de Kafka dans laquelle les fous n’ont pas sommeil ?
Moi non.
Pas encore.
Et pour les gens du coin de vers chez moi,
Les prochaines séances de Cinazur auront lieu
le lundi 13 février de 10h à 13h et le mardi 14 février de 19h30 à 22h30Au cinéma Le Mercury 16, Place Garibaldi 06000 Nice
Le film choisi est “Le Havre”du réalisateur finlandais Aki Kaurismaki qui faisait partie de la sélection officielle du festival de Cannes
Marcel Marx, ex-écrivain et bohème renommé, s’est exilé volontairement dans la ville portuaire du Havre où son métier honorable mais non rémunérateur de cireur de chaussures lui donne le sentiment d’être plus proche du peuple en le servant. Il a fait le deuil de son ambition littéraire et mène une vie satisfaisante dans le triangle constitué par le bistrot du coin, son travail et sa femme Arletty, quand le destin met brusquement sur son chemin un enfant immigré originaire d’Afrique noire.
Quand au même moment, Arletty tombe gravement malade et doit s’aliter, Marcel doit à nouveau combattre le mur froid de l’indifférence humaine avec pour seules armes, son optimisme inné et la solidarité têtue des habitants de son quartier. Il affronte la mécanique aveugle d’un Etat de droit occidental, représenté par l’étau de la police qui se resserre de plus en plus sur le jeune garçon réfugié.
Il est temps pour Marcel de cirer ses chaussures et de montrer les dents.
Et aussi demain,mardi 7 février à 14h30 et à 20h30 à Grasse, cinéma “le studio”.
——maj du mardi 7 février à 10h50—- Je viens de revoir le film… pour la 2ème fois du pur bonheur ! Jouissif un fim comme celui-là !
Racket !
Quand t’as pas de papiers, et si tu veux en avoir, t’as intérêt à avoir des sous !!
Surtout qu’au départ, si on t’en donne, ça dure 1 an. Après, faut demander le renouvellement… et pour ça, ben…. faut payer.
Normal ! Non ?
……………………………. Ah bon…
Être immigré en France : le racket et peut-être au bout, l’expulsion ?
- Taxe à payer pour une première délivrance d’un titre de séjour : 340 €.
- Taxe relative au renouvellement du titre de séjour : 220 €.
- Taxe due pour la délivrance d’un duplicata du titre de séjour : 235 €.
- Taxe en cas de non-présentation du titre de séjour lors du renouvellement : 235 €.
- Taxe en cas de renouvellement après expiration du précédent titre de séjour : 235 €.
- Taxe pour le visa de régularisation pour ceux en situation irrégulière : 220 €.
- Taxe de délivrance, de renouvellement, et de duplicata pour les mineurs : 45 €.
- Taxe sur les demandes de naturalisation ou de réintégration : 55 €.
- Taxe liée à la demande d’une attestation d’accueil : 30 €.
- Taxe pour le droit de chancellerie en cas de prolongation du visa : 30 €.
- Taxe due par les employeurs lors de l’embauche d’un salarié en CDI : 50% du salaire.
- Taxe due par les employeurs lors de l’embauche d’un salarié en CDD : 200 à 300 €.
Avec la dernière circulaire (toute neuve, elle vient de sortir), les choses s’aggravent encore : il faudra payer 110 € pour déposer une première demande de titre de séjour (non remboursable en cas de refus). article ici sur le blog resf de mediapart.
Foutage de gueule !!
liens resf dans la marge de droite !



